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À Paussac, un crime écologique Profond de 44 mètres l'Aven de Paussac, se compose essentiellement d'une vaste salle souterraine de 60 mètres de diamètre. Les voûtes de ce gouffre, occupé par une communauté rurale durant le haut moyen âge, abritent une exceptionnelle colonie de chauves-souris qui regroupe pratiquement 7000 individus appartenant à 7espèces différentes. Cette remarquable population de chiroptères justifiait à elle seule les démarches entreprises à partir de 1999 pour obtenir le classement Natura 2000 du vallon de la Sandonnie en rive orientale duquel s'ouvre la cavité. Malheureusement la préservation du site n'en a pas été le moins du monde améliorée. Dès 2005 nous faisions part de nos inquiétudes concernant la sauvegarde de la colonie et de son refuge hypogé. (http://paussac.blog4ever.com/blog/lirarticle-7955-21493.html ) Il était alors évident que la surfréquentation du gouffre mettait en péril l'existence même des chauves-souris tirées de leur léthargie hivernale ou perturbées à l'époque des naissances par des cohortes tonitruantes de visiteurs irrespectueux du milieu naturel et de ses hôtes ! Au cours du mois de février 2008 une nouvelle escalade dans la bêtise absolue, la criminalité écologique et l'ignominie a été accomplie. Non contents de souiller l'aven par leurs dépôts d'ordures une troupe d'individus décérébrés (actuels ou futurs détenteurs d'une carte d'électeur) s'en est pris aux mammifères ailés bombardés de pierres et de boulettes d'argile puis écrasés au sol après leur chute et enfin pour certains carbonisés ! Les fonctionnaires du ministère de l'environnement viennent de déposer une plainte mais il y a tout lieu de penser que les coupables ne seront jamais démasqués comme ne seront pas davantage mis sur la sellette l'état et les collectivités locales qui, pour de médiocres raisons budgétaires, ont renoncé à protéger le gouffre… alors qu'ils entretiennent, dispersées à la Diren, au CRENA ou au PNR PL des troupes d'obligés détenteurs de coûteuses sinécures ! Il est vrai qu'une fois débarassé de ses encombrants Barbastelles, Minioptères de Schreibers, Grands Murins, Murins à oreilles échancrées, Grands et petits Rhinolophes et Rhinolophes Euryales, cet ex-sanctuaire, transformé en spéléodrome, pourra enfin devenir un véritable atout touristique Le Président Cazeau, Germinal Peiro et Francis Colbac rêvent on le sait, de transformer la Dordogne en un gigantesque Luna-Park dédié aux sports de pleine nature si profitables à l'économie locale. Ch.C le 26/4/2008
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À Paussac, comme ailleurs, le massacre continue ! Que restera-t-il du Périgord dans un demi-siècle ? Au mieux sans doute le souvenir, fixé sur d'anciens tirages photographiques (1) de paysages demeurés harmonieux jusqu'au tournant du 3ème millénaire ! Le mitage, le bétonnage et le bitumage, l'agriculture productiviste, le développement fugace et anarchique auront eu raison, alors, de ce territoire qui, abusivement paré des plumes du paon s'est baptisé « Pays de l'homme » La région n'aura jamais su mériter le legs de la nature ni faire respectueusement fructifier l'héritage de ses premiers habitants. L'incurie et l'aveuglement des élus… et de leurs électeurs le détruisent chaque jour un peu plus. Lascaux meurt de Lascaux II … et le pouvoir local n'en porte pas le deuil. C'est, paraît-il affaire « d'indiens » ! C'est certainement, aussi, attitude rétrograde, voire réactionnaire, et dans le même temps anti-économique que de s'opposer au massacre continu des coteaux et des causses du département. Tous les Périgord, vert, blanc, noir et pourpre sont pourtant à cet égard logés à la même enseigne. Partout on déboise, on creuse, on prélève on dévaste sans souci de l'environnement des centaines d'hectares supplémentaires chaque année. À La Rochebeaucourt et Sainte Croix de Mareuil les carriers des Charges Minérales du Périgord, avec la bénédiction et la complicité des autorités, (le PNR PL et la Diren sont du nombre) vont massacrer près de 50 hectares de bois, landes et pelouses xérophiles calcicoles auxquels un classement ZNIEFF et Natura 2000 n'aura pas servi de bouclier ! À La Tour Blanche et à Bourg des Maisons la société MEAC détruit petit à petit les sites les plus sauvages de ces 2 communes du Ribéracois emportant au fil de l'extraction du matériau calcaire, grottes, sites archéologiques, biotopes naturels et panoramas jusqu'alors préservés. Il en ira de même dans la commune de Paussac où au lieu-dit Font Loriot la préfecture, traitant avec mépris les engagements d'un récent Grenelle de l'environnement va accorder pour une durée de 12 ans une extension de pratiquement 6 hectares supplémentaires à une carrière de grès ferrugineux ! Bien entendu, comme dans tous les cas précédents ou identiques non cités dans cet article, les nappes phréatiques et les circulations souterraines seront gravement altérées par ces exploitations particulièrement préjudiciables à leur sauvegarde ! Les habitants de Saint Vivien puis de Paussac et enfin de Léguillac de Cercles lieu d'entreposage des matériaux extraits vont supporter, pendant plus de 7665 jours les va et vient de norias de camions qui défonceront, dans un nuage de poussière, chaussées et trottoirs terrorisant chats, chiens vieillards et bambins s'aventurant dans les ruelles étroites de leurs villages ! (1) les supports numériques se seront d'ici là auto-détruits puisque, dans le meilleur des cas leur longévité n'excède pas 10 ans
Géographie en déshérence C'est bien connu les Français n'aiment pas la géographie et les journalistes, confirmés ou en herbe, partagent ce dédain. Le quotidien Sud-Ouest, dans un louable souci de rééquilibrage sud-nord du patrimoine préhistorique périgourdin, a récemment attribué à la septentrionale commune de Payzac, le célébrissime gisement du Moustier qui a fait le renom de sa quasi homophone, Peyzac. Il est vrai qu'entre Vézère et Auvézère il n'y a qu'une syllabe de différence. La rédaction charentaise du même titre ne semble pas maîtriser davantage la cartographie administrative locale puisque, sans vergogne, un de ses chroniqueurs situe le village de Bussière-Badil, mecque périgourdine des potiers, dans la terre natale de notre dernier monarque républicain… François Mitterrand. Reporters en formation, les stagiaires de l'IJBA (Institut de journalisme Bordeaux Aquitaine) ont, sans doute dans le cadre de leur cursus, créé un site internet plutôt bien foutu, consacré à Paussac où ils ont séjourné du 24 au 30 mars dernier. Des sujets intéressants, des portraits attachants, agrémentés d'interviews sonores, de la population, une illustration impeccable venant étayer des chroniques claires et directes, … leur travail n'attirerait aucune critique si un fameux Goulou n'était venu, dans le corps d'un article, se couler dans le lit du Boulou, l'emblématique cours d'eau créateur, sur place, de tant de paysages exceptionnels ! Mis en ligne depuis un trimestre, ce site n'affiche pas de statistiques de fréquentation. On a de la peine à croire qu'il sera passé inaperçu, et pourtant nul à ce jour, parmi d'innombrables lecteurs, ne semble avoir relevé la coquille. Qui continue donc, avec son G, le G d'incongru, de flotter, en toute quiétude, sur l'onde pure du ruisseau. Au reste cela ne trouble guère l' agréable balade sur la toile que nous proposent ces étudiants de Bordeaux 3. Leur vision de Paussac et de Saint-Vivien a la fraîcheur des premières rencontres. reportages à Paussac et Saint-Vivien
Ch C. 12/06/2007 C'est Sud-Ouest qui a dû se frotter les mains ! Pensez donc, une commande pareille, un cahier central de 8 pages tabloïd couleurs, ça met du beurre dans les coquilles de n'importe quel quotidien provincial. Pourtant un tel espace s'avère tout juste suffisant à Bernard Cazeau, le Président du Conseil général de la Dordogne qui s'interviewe complaisament, à propos de son « Mois des sports de pleine nature ». S'adressant aux adeptes forcenés des exercices physiques, le chef de l'exécutif s'attache à promouvoir une manifestation de masse en passe de se révèler aussi dispendieuse que les évolutions du PIP ou Pôle International (sic)) de préhistoire des Eyzies & de Montignac ! Si on croit le programme publié, 27 animations sportives seront proposées, du 2 juin au 1er juillet, à travers le département. Toutes hélas n'apparaissent pas écologiquement neutres. Les plus critiquables d'entre elles sont sans conteste les randonnées spéléologiques et les rallyes motocyclistes tout terrain. Les premières livreront à nouveau un milieu souterrain extraordinairement fragile à des hordes de néophytes peu respectueuses de sites préservés pendant des millénaires. L'Avènement d'une Spéléologie de loisirs a raison peu à peu de ce pays du grand silence noir dont les paysages sont irrémédiablement souillés et les décors pillés et dévastés. Maîtres d'œuvre de ce saccage : les adhérents d'une fédération… dont la déontologie, ne le cède en rien à celle des chasseurs et des amateurs de spectacles tauromachiques ! L'explorateur de la magnifique rivière souterraine de la Reille circulant dans les profondeurs du causse de Nailhac-Hautefort, notre confrère Robert Delfour, doit se retourner dans sa tombe à ainsi voir livrer son immense caverne à la progression de troupes béotiennes cornaquées par les cadres du CDS 24. Les secondes qui clôtureront ce fameux Mois des sports porteront atteinte, une fois de plus et dans l'absolu mépris de la directive Olin renforçant les lois préexistantes, à ces chemins censément réservés aux promeneurs pédestres, aux cavaliers ou aux vététistes. Rien d'étonnant à ce laxisme local. En Dordogne n'est-ce pas le Sénateur Cazeau qui, tous les ans, délie largement sa bourse (1), pour soutenir l'exécrable « Grappe de Cyrano » épreuve motorisée polluant et mutilant, lors du week-end pascal, les vallées de la Dordogne et de la Vézère à l'instar de la Gurp TT ou de l'Enduro du Touquet ? Encore heureux, disent certains, en détournant les propos du député PS du Sarladais, Germinal Peiro, autre monsieur Loyal de toute cette regrettable ingiénérie, que le Périgord ne dispose ni de plages océanes, ni de montagnes … à dévaster ! Ch.C Le 28. 5. 2007 (1) contrairement à son Président (socialiste) de région, Alain Rousset qui n'a pas renouvelé sa dotation en 2007
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http://lecornetabouquins.blog4ever.com Un certain « espiègle » qui de toute évidence tient à rester anonyme, et c'est l'unique raison pour laquelle nous avons supprimé son commentaire signé de ce pseudonyme, proclame dans celui-ci, sa lassitude « des protection (sic) de l'environnement à gogo » À ses dires, et il n'est pas interdit de partager son point de vue, « la speléo et la moto (1)… polluent moins que certaines industries. » L'argument, cependant, est faible car, rapporté au jardinage, plaisir de millions de nos concitoyens, la pulvérisation d'un produit comme le Roundup occasionne plus de pollution que les catastrophes de Bhopal et de Seveso réunies. De la même manière les activités objet du plaidoyer de notre contradicteur, ne sont pas sans conséquence sur les milieux naturels où elles s'exercent de manière aussi irraisonnée qu'exponentielle. Fréquentant grottes et gouffres depuis 40 ans nous ne pouvons que constater les saccages irréversibles occasionnés aux cavités souterraines par une spéléologie de masse encouragée par les pouvoirs publics, Directions départementales Jeunesse et sports et Conseils généraux, et soutenus par une FFS (Fédération Française de Spéléologie) avide de pouvoir et ayant depuis longtemps sombré dans le caporalisme administratif qui en est la porte d'entrée. Quant à la pratique des sports motorisés, même le législateur le plus obtus a convenu de son impact désastreux sur les biotopes. La récente circulaire établie par les services de Nelly Olin qui la limite de façon draconienne apparaît aux yeux de tous comme une véritable avancée ! Hormis dans le camp de ceux qui, en totale connivence avec les amateurs de spectacles taurins ou les troupes CPNtistes (armées de bons sentiments ?) veulent, bec et ongles, défendre leur pré carré ! Les uns comme les autres sont encore peu disposés à respecter la nature et le vivant. « Dans ces cas là pourquoi ne pas interdire les falaises d'escalade : l'érosion des falaises doit être anormalement accentuée par cette pratique !!! » ajoute Espiègle en guise de conclusion un tantinet provocatrice. Effectivement, la question mérite d'être posée, d'autant qu'avec le retour des beaux jours les véhicules des grimpeurs, qui sont loin, hélas, d'être des marcheurs, colonisent de nouveau plus de la moitié des voies départementales situées à l'aplomb de leurs abrupts favoris comme au Breuil (Paussac), aux Bernous (Bourdeilles) ou à Rochereuil (Grand-Brassac) entravant la circulation dans la louable intention d'escalader des rochers artificiellement purgés de tout passage scabreux et dûment équipés de pitons et de via-ferrata !
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